Mot de passe oublié ? Enregistrez-vous
  • 1st Actu Maroc
  • 1st Actu Maroc
  • 1st Actu Maroc
Connexion

1st Actu Maroc
Advertisement

Jan 06
Accueil arrow Actualités
Actualités

Réforme des institutions : tout le monde a perdu !

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
A travers le vote sur la réforme des institutions, c'est une véritable bataille politique qui s'est jouée. A l’issue du scrutin, l’UMP ne plastronne pas, la gauche non plus. Et le centre gauche… bascule doucement à droite.
Roger Karoutchi, le secrétaire d'Etat chargé des Relations avec le Parlement, faisait-il « du cinéma », comme le clamait la gauche, en arpentant les couloirs du château de Versailles avec son air inquiet avant le vote du Congrès ? Peut-être… mais à l'annonce des résultats, les chantres de la réforme des institutions avaient du mal à plastronner. L'ambiance électrique de l'après-midi retombe d'un coup sec à l'annonce des résultats. Les deux tiers du Congrès ont été réunis de justesse... à deux voix près : 539. Il en fallait 538.

Côté UMP, certains ont résisté jusqu'au bout, malgré les fameuses « pressions » de l'Elysée. Les « trois connards qui existent seulement dans la salle des Quatre colonnes » de l'Assemblée nationale que conspuait Patrick Balkany il y a quelques mois ont tenu bon. Ils sont un peu plus de trois et ont bien failli saborder le scrutin : Henri Cuq, Guy Geoffroy, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen et le désormais célèbre député du Morbihan François Goulard ont bravé les consignes élyséennes en votant contre la réforme. Mais celui qui arborait un sourire ravi à la sortie de la séance, c'est George Tron. Avec Hervé Mariton, il faisait partie des UMP critiques qui s'opposaient au texte depuis le début. La semaine dernière, il a accepté de se ranger à la « discipline de vote ». « Même si je suis opposé au texte, je suis heureux d'avoir évité une crise politique à mon camp », se félicitait-il en sortant. Avant d'ajouter : « cette fois ci…. » Comprendre : la prochaine fois, si son vote est encore requis, il faudra savoir le courtiser avec conviction. Sans Jack Lang et lui... la réforme ne passait pas !

Blues à droite, blues à gauche
Ambiance plutôt morose, donc, à droite… mais guère meilleure à gauche. Arnaud Montebourg s'alarme à la sortie de la « dérive monocratique » qui découlera de cette réforme. Pour le PS, c'est tout de même une défaite. « On a fait le plein », tentent de se réjouir certains. Mais il y a quelques semaines, François Hollande assurait que les deux tiers du Congrès étaient impossible à réunir sans les voix de son parti. Même sans le facteur Jack Lang, l'équation se révèle aujourd'hui fausse. Plus grave, la réforme passe notamment avec les voix de certains membres du PRG (Parti radical de gauche). « On reverra nos accords d'ici la fin de l'année », promet Bruno Leroux. La « trahison » de Jean-Michel Baylet, le président du PRG, sera sanctionnée par le PS. Mais Jean-Michel Baylet pourrait, du même coup, officialiser le rapprochement qu'il opère entre sa formation et le Parti radical valoisien d'André Rossignot et Jean-Louis Borloo.

Le parti orange fait grise mine
Le centre gauche basculera-t-il à droite ? Côté Bayrou, on se compte sur les doigts d'une seule main : seuls deux sénateurs centristes ont voté contre la réforme, quatre se sont abstenus et deux députés Modem s'y sont opposés… dont François Bayrou lui-même. Jean-Christophe Lagarde, le député-maire de Seine-Saint-Denis passé au Nouveau centre, est ravi : « Cette fois-ci, il ne reste plus à Bayrou que le dernier carré de Waterloo. » Il promet pour bientôt la reconstruction d'une vraie formation centriste, avant d'aller serrer la main d'Emmanuelle Mignon, la conseillère élyséenne. L'OPA sur l'ex-UDF continue. Même s'il ne reste plus beaucoup d'élus sur qui exercer les fameuses pressions qui ont fait basculer, de justesse, le vote du Congrès ce lundi.

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Jack Lang invente la deuxième voix

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Le projet de réforme des institutions a été adopté par la Congrès à seulement deux voix près. Dont celle de Jack Lang, seul socialiste à avoir voté pour, et devenu l'homme à abattre du PS.
«Comment vous vous sentiriez si la réforme passait à une voix près, et si c'était la vôtre?» demandait-on à Jack Lang sur France Inter ce matin. L'intéressé s'est empressé de répondre à côté, pensant certainement que cette question ne lui serait, de toute façon, plus jamais posée… Raté ! En étant le seul socialiste à voter oui au projet de réforme des institutions, Jack Lang croyait sans doute donner un menu coup de main à Nicolas Sarkozy. En fait, il lui a fait un gros cadeau : le projet n'a été adopté par le Congrès qu'à 539 voix alors qu'il en fallait 538 pour atteindre la majorité des deux tiers. Deux petites voix ont fait la différence. Dont celle de Jack Lang.
Autant dire que le Parti socialiste, qui déjà cet après-midi songeait à l'exclure, va faire du député du Pas-de-Calais de la chair à pâté. Arnaud Montebourg a ouvert les hostilités en déclarant, dès le résultat connu : «La réforme est passée par 539 voix dont une était en excès. Il se reconnaîtra». Depuis, c'est un déferlement. Jean-Marc Ayrault : «Il a franchi le Rubicon. Quand quelqu'un se met en dehors de sa famille politique, il poursuit sa route, seul». Delphine Batho : «J'espère qu'il y aura des sanctions, il faut qu'il soit sanctionné». Bariza Khiari, sénatrice PS : «J'espère au moins pour lui qu'il sera bien récompensé...». Julien Dray : «Les électeurs de gauche qui ont fait confiance à Jack Lang ne sont pas fiers...» Bref, Jack Lang n'a plus qu'à compter ses abattis rue de Solférino. D'autant qu'il vient de rendre à Nicolas Sarkozy un service encore plus inestimable que le don de sa petite voix : alors que tous les médias devraient gloser sur la défaite de la majorité que représente le résultat de ce scrutin, tout le monde ne parle que de Jack Lang, et de la guéguerre socialiste. Une fois de plus !


Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Exclure Jack Lang du Parti Socialiste?

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Par Marc Vasseur, blogueur. Jack Lang est le seul socialiste à avoir pris position pour la réforme des institutions. Cela pourrait lui valoir une exclusion du parti.

Jack Lang s'apprête à voter cette non-réforme des institutions, en complète contradiction avec la position défendue par le Parti Socialiste et le groupe parlementaire.
Non-réforme, puisque le minimum du minimum n'y est pas, à savoir l'introduction d'une dose de proportionnelle, la lutte contre le cumul des mandats, garantie pour le pluralisme des médias. Le reste n'est que hochets pour une démocratie malade. Robert Badinter a bien résumé cette réalité en parlant de monocratie.
A propos du cumul, il est d'ailleurs cocasse de voir Lang militer pour la fin du cumul, quand celui-ci est encore député et vice-président du conseil régional Nord-Pas-de-Calais. C'est relativement simple pourtant de mettre en adéquation ses idées avec la pratique, il lui suffit de démissionner de l'un de ses mandats.
Au-delà de cette blague à toto se pose néanmoins la question de l'appartenance de Jack Lang au Parti Socialiste, surtout si l'on prend en considération ses déclarations des dernières semaines. J'aurais aimé la même détermination vis-à-vis de la casse sociale entreprise par Fillon et Sarkozy au cours des douze derniers mois.

Exclure Jack Lang du Parti Socialiste?
La course aux micros
Je résume rapidement les propos de celui qui rêve encore d'un ministère, trop déçu sûrement de ne pas avoir été un des ministres de fermeture.
Il y a tout d'abord eu ceux vis-à-vis de Ségolène Royal sur la libération d'Ingrid Betancourt, puis concernant cette mise à sac pour le moins étrange de son domicile. A défaut d'être solidaire, la moindre des corrections eut été de se taire au lieu de participer au lynchage avec la meute UMP. Puis vint le temps de la garden party, où le grand Jack courait après les micros pour dire tout le bien qu'il pensait de cette Union Pour la Méditerranée sans même se poser la question d'une annonce vide de tout financement. Et aujourd'hui nous assistons au bouquet final avec cette prise de position en faveur de cette réforme, dont le seul objet est de donner les pleins pouvoirs à un Président se prenant pour un demi-dieu.
Alors oui, aujourd'hui se pose la question de l'exclusion de Jack Lang du PS et j'espère que Martine Aubry ne tardera pas trop à se désolidariser de cet encombrant signataire. Faut-il rappeler que ce dernier a rejoint la contribution Aubry ?
Dans la continuité de notre omnipotent Élyséen, je suis surpris de l'absence de réaction aux propos de Christine Albanel concernant la nomination par Sarkozy du patron de RadioFrance… J'ai vu passer ça la semaine dernière… Je ne doute pas un instant que nos sarkolâtres de tous poils trouveront cela normal pour une démocratie se voulant exemplaire.
Dans ces conditions, plus que jamais il est nécessaire d'avoir une opposition résolue car il s'agit bien d'un combat idéologique qui nous est imposé par l'exécutif… il y a bien longtemps que l'heure n'est plus aux circonvolutions de bon aloi.
Face à cela, j'espère que la direction du PS saura prendre la décision d'exclure Jack Lang du Parti Socialiste et Daniel Percheron, président du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, de le démettre de ses fonctions de vice-président.
Pour rappel, c'est le PS qui a trouvé une circonscription sur mesure à Lang après ses déboires électoraux à Blois.

Retrouvez les articles de Marc Vasseur sur son blog.

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Jack Lang se rapproche hardiment de la porte du PS

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Le député du Pas-de-Calais est le seul socialiste à voter pour la réforme des institutions. Ses camarades l’accusent d’avoir échangé sa voix contre un poste. Il encourrait des « sanctions » de la part de son parti.
Jack Lang se rapproche hardiment de la porte du PS
« Il y aura des sanctions », a promis Bruno Leroux, secrétaire national du Parti socialiste en charge des élections. Jack Lang a beau expliquer que s'il vote pour la réforme des institutions au Congrès réuni à Versailles ce lundi 21 juillet, c'est par conviction, parce qu'il en est le co-auteur et « non pas par bravade », ses camarades le soupçonnent d'avoir cédé aux sirènes du pouvoir. « Le général de Gaulle disait que la vieillesse est un naufrage, je regrette que Jack Lang nous en fasse la démonstration », lâche Henri Emmanuelli. Dans les couloirs du château de Versailles, des élus socialistes secouent la tête lorsqu'ils croisent l'élu du Pas-de-Calais. On murmure qu'il aurait échangé sa voix contre le poste de Défenseur des citoyens, une nouvelle fonction créée par la réforme. Un ob en or puisque, selon le projet de Constitution, il cumulerait les attributions notamment du Contrôleur général des lieux de privation de liberté (Contrôleur général), de la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) et de l'actuel médiateur de la République. bref, de quoi embaucher secrétaire, chauffeur et attendre en paix dans des bureaux capitonnés, que survienne le temps d'une retraite bien méritée.
« A l'âge de Jack Lang, on est plus intéressé par son présent que par son avenir », ironise encore Emmanuelli, qui partage avec l'ensemble des socialistes la certitude que la réforme passera sans problème. Le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, n'a pas précisé la nature des sanctions qui pourraient être prises contre l'ancien ministre de la Culture. Selon Bruno Leroux, « cela fera l'objet de délibérations » lors des prochaines réunions du bureau national du PS.

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Catherine Pégard, une groupie à l'Elysée... et sur Europe 1

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Ce dimanche la conseillère spéciale du Président Catherine Pégard, participait à l’émission « Fan de… » sur Europe 1 à propos de sa passion pour le groupe Tokyo Hotel. En fait l’émission s’appelle Médiapolis et portait sur Nicolas Sarkozy. Si la forme change, le fond demeure.
La prestation de Catherine Pégard, ancienne journaliste politique du Point, sur Europe 1 ce dimanche laisse sans voix notamment sur les capacités de ces anciens observateurs de la vie politique à faire fi de toute distanciation pour sombrer aussi sec dans l'idolâtrie quasi-adolescente de leur nouvelle autorité politique. A se demander parfois si la comédie médiatico-politique n'aurait pas commencé bien avant…

Sarkozy, une référence aux Etats-Unis
Sarkozy adore les courtisans. Sûr qu'avec Cathérine Pégard le Président démontre là ses redoutables qualités de chasseur de têtes car ce n'est pas d'elle que viendront les philippiques les plus agressives : «Obama et Mc Cain ont repris la formule du site internet de Nicolas Sarkozy : preuve que Nicolas Sarkozy peut devenir une référence aux USA» assure la désormais conseillère politique du Président. Le papa de Nicolas - qui verrait bien son fiston en Président des États-Unis - s'en réjouit d'avance.

Sarkozy ou la révolution de la communication
Lorsque Michel Field évoque une «communication présidentielle un peu rénovée en surface», Pégard éberluée par tant d'effronteries n'en peut plus: «Un peu !!?? Il a beaucoup cassé les codes dans sa relation avec les journalistes, avec les médias qu'il connaît par coeur, il s'intéresse beaucoup aux médias. Il est un enfant de la télévision». Bizarre comme avec Sarkozy on en revient toujours à l'enfance.

Sarkozy, l'authenticité faite homme
«Sera-t-il un enfant de l'internet ?» poursuit Catherine Pégard «Il ira un jour discuter sur Internet. (…) Il le fera d'une manière authentique. Il ne le fera pas en disant, je touche le cœur de cible qui, que, quoi, il ne raisonne jamais de cette façon là». Avant de se dédire environ 10 secondes plus tard lorsque Michel Field lâche : «quand il passe à la télé, il regarde les audiences, et si ça a marché il est content» ; Pégard «oui, c'est à peu près ça». Confondant…

Derrière le Président, il y a aussi un homme
Le tout agrémenté d'un peu de Pathos bien comme il faut, histoire de relativiser l'impopularité du Président dans une soupe politico-psycho-sentimentalo-sociétale imbuvable : «Nicolas Sarkozy a vécu une année volcanique pour lui même, il y a peu de gens qui sont élus Président de la République, doivent assumer un divorce et se remarier dans la même année. On oublie parfois les tourments personnels qu'il a vécu et les sondages reflètent aussi le trouble personnel qu'il a vécu». Aux dernières nouvelles, personne ne l'y obligeait...

Jean Sarkozy, le portrait craché de son père
Un peu d'esprit de famille car en plus d'idolâtrer aveuglément le père, Catherine Pégard est déjà folle du fils. Évoquant les échanges de tirs récents entre Devedjian et Balkany, Pégard cite le chancelier de Prusse Bismarck : «Dans un système à trois puissances, il faut être l'une des deux et j'ai une pensée pour Jean Sarkozy». Voilà le petit clairement adoubé.

Et dire que des gens ne l'aiment pas...
Enfin, last but not least, le syndrôme Caliméro : «après l'année qu'il vient de passer, après des événements qui sont plutôt des succès, la preuve que les réformes avancent, si la révision constitutionnelle ne passe pas, on lui attribuera cet échec». C'est vraiment trop injuste.

L'éloge de la vacuité
En guise d'introduction à cet époustouflant exercice d'analyse médiatico-politique en forme d'éloge de la vacuité, Michel Field rappelait à juste titre que Catherine Pégard qui se définit, elle même, désormais comme une journaliste au service particulier du Président de la République «était passée de l'autre côté».
Du côté obscur, sans doute…

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Constitution : les quotidiens inventent un faux suspens

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Tous les quotidiens titrent ce matin sur l'insoutenable suspens du vote du Congrès sur le projet de Constitution. Un suspens qui n'en est pas un...
Le Président français a deux échéances importantes cette semaine : son voyage à Dublin pour convaincre les Irlandais d'adopter son Traité simplifié et, ce même lundi 21 juillet, le vote du Congrès sur son projet de Constitution. Et toute la presse de titrer sur le «suspens».
Le Parisien, comme toute la presse quotidienne d'ailleurs, fait monter la tension :

Constitution : les quotidiens inventent un faux suspens
Libération, lui, fait carrément sa manchette sur le sujet :



Constitution : les quotidiens inventent un faux suspens
Le Figaro, lui, va encore plus loin, en titrant que le Président s'appuie sur l'opinion. Or, sur quoi se fonde le quotidien ? Sur dix lignes reprenant en page 2 le sondage du JDD. Lequel aura sans doute voulu «se racheter» de son édition du dimanche précédent, très défavorable à Nicolas Sarkozy, sur la fermeture des casernes.

Constitution : les quotidiens inventent un faux suspens
Or, le suspens est très relatif : c'est Julien Dray qui a découvert le pot aux roses : depuis vendredi, l'Élysée et les leaders de la majorité sont persuadés que le projet devrait passer de justesse. On saura ce soir ce qu'il en est finalement, mais compte tenu du ralliement du groupe des Radicaux et des pressions exercées par l'Élysée sur les députés UMP récalcitrants, le suspens mis à la une par la presse va surtout être très utile à Nicolas Sarkozy pour faire lustrer sa grande victoire politique sur ce sujet...

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Entre Sarko et les journalistes, ça buzze un max !

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Retrouvez tout l'été les buzz qui ont animé le web durant ces douze derniers mois. Bien entendu, les rapports de Nicolas Sarkozy avec une presse qu'il voudrait aux ordres y tiennent une place de choix, de la mise au pilori en direct de Laurent Joffrin au fameux off de France 3.
« Les victimes du journalisme sont dans les prisons, les martyrs de la liberté de la presse dans les cimetières… », explique l'ex-directeur de Paris-Match, Alain Genestar, dans son dernier ouvrage, « Expulsion ». Avant de poursuivre : « Moi, j'ai juste eu un problème avec Nicolas Sarkozy. » Il est loin d'être le seul !

Par exemple, Laurent Joffrin - « m'sieur Jofffrin » comme dit Sarkozy. Lors de la fameuse conférence de presse du 8 janvier dernier, celle qui restera dans les mémoires pour le fameux « Avec Carla, c'est du sérieux », le président se livre à petite leçon d'éreintage en règle. Dans le collimateur présidentiel, le directeur de Libération : « M'sieur Joffrin, un homme cultivé comme vous, dire une aussi grosse bêtise ». Puis : « Excusez-moi, m'sieur Joffrin, les mots ont un sens. » Ensuite : « Vous n'avez donc trouvé que ça ? » etc. La scène dure plus de six minutes, pendant lesquelles les autres journalistes présents à la conférence de presse… rient avec le président, aux dépens de leur confrère. Comme quoi, corporatiste ne signifie pas solidaire…


Même jour, même endroit. Après l'humiliation, l'allusion grasse. Après Joffrin, Roselyne Febvre, la journaliste de France 24 qui s'est chargée de la question jackpot sur Carla. Sarkozy, soucieux de montrer qu'il connaît bien les 623 journalistes réunis pour l'occasion, lui balance : « Votre vie politique a commencé il y a huit mois, avec moi. Enfin, en tout bien tout honneur… »

En revanche, pas question de rire face à Lesley Stahl, la journaliste américaine de CBS qui l'interviewe en octobre 2007 pour un numéro spécial de la prestigieuse émission « 60 minutes », intitulé « Sarko l'Américain ». Comme elle le questionne sur Cécilia, Nicolas Sarkozy répond : « Si j'avais à dire des choses à propos de Cécilia, je ne le ferais certainement pas ici. » Puis il arrache son micro et, sans autre forme de procès, quitte la pièce en laissant la présentatrice vedette de CBS passablement stupéfaite. Deux semaines plus tard, le divorce était prononcé. 600 000 clics à l'Audimat !


Dernier sarko-buzz en date, le off de FR3 le 30 juin, révélé par Rue89. Du sibyllin « ça va changer tout ça » au tutoiement de l'ex-placardisé Gérard Leclerc, en passant par la suggestion glissée à Paul Nahon, directeur de l'information : « Vous voulez pas poser une question d'actualité sur Carcassonne, non ? », cette leçon d'indépendance journalistique réalise un excellent score : 2 bons millions de clics. Du boulot de professionnel, non ?



Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Tout le monde aime Obama

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Tout le monde n'aura malheureusement pas la chance de poser au côté de Barack Obama lors de sa visite à Paris le 25 juillet. Pour ceux qui ne réussiraient pas à jouer des coudes, voici un petit subterfuge.
Tout le monde aime Obama
Barack Obama, le candidat démocrate à la Maison-Blanche, sera à Paris le 25 juillet prochain. Mais attention ! Sa visite, prise en sandwich entre une virée à Berlin et un voyage à Londres, ne durera que 24 heures. Et une bonne partie de la journée d'Obama sera réservée à sa visite à l'Elysée, suivie d'une conférence de presse commune avec Nicolas Sarkozy. Autant dire que toutes les personnalités politiques françaises qui soutiennent Obama et ne rêvent que d'une photo avec lui ne se verront pas exaucées. Et même si Manuel Valls a, comme l'indiquait Le Parisien samedi dernier, «établi il y a quelques semaines le contact avec un proche conseiller d'Obama» afin que le candidat américain rencontre une délégation du Parti Socialiste, il n'y en aura pas pour tout le monde!
Heureusement, Marianne2 a pensé à tout. Comme dans les foires d'antan, les déçus du 25 juillet n'auront qu'à passer leur tête dans le trou réservé à cet effet dans le décor ci-contre pour se retrouver en photo au côté du candidat américain. Ségolène Royal, Manuel Valls, Bertrand Delanoë, Jack Lang et Nicolas Sarkozy s'y sont déjà essayés. Le résultat est confondant (à condition toutefois de faire la même taille que Barack Obama).

Tout le monde aime Obama
Ségolène peut enfin montrer une photo d'elle avec celui qu'elle qualifie de «porteur d'espoir» qui incarne «l'Amérique d'aujourd'hui et de demain, l'Amérique métissée».



Tout le monde aime Obama
Manuel Valls espère une rencontre avec Obama, le seul leader «de gauche» favorable à la peine de mort.



Tout le monde aime Obama
Bertrand Delanoë se revendique libéral. Au moins un point commun avec Obama.



Tout le monde aime Obama
Jack Lang espère lui aussi être de la fête… mais ce sera plutôt à l'Elysée.



Tout le monde aime Obama
Nicolas Sarkozy a oublié son escabeau. Caramba! Encore raté!



Vous aussi épatez vos collègues de bureau (ou de parti) : collez-votre photo sur l'ovale blanc.
Tout le monde aime Obama

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Gueule de bois après l'adoption de la Constitution

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Par Roland Hureaux. Qui fait l'addition des dégâts politiques et institutionnels de l'adoption de la Constitution sarkozienne.
Gueule de bois après l'adoption de la Constitution
Le 30 janvier 1875, l'amendement Wallon adopté à une voix de majorité avait fait sortir la République de l'ambiguïté.
Le 21 juillet 2008, à une voix de majorité, Nicolas Sarkozy a fait entrer la France dans l'ambiguïté.
Le député Henri Wallon, catholique et conservateur, n'avait certes pas de sympathie particulière pour le régime républicain, mais il appartenait à cette génération de bourgeois, formés aux humanités classiques, qui ne se payaient pas de mots et ignoraient la «novlangue». Il lui fallait appeler un chat un chat. Puisque la France n'était ni en monarchie, ni en régime impérial, c‘est qu'elle était en république : voilà l'évidence qu'il fit reconnaître à une Assemblée réactionnaire qui n'en avait pas trop envie.

Amertume à gauche et chez les gaullistes
La réforme constitutionnelle de grande ampleur qu'a si laborieusement - et en ne ménageant aucun moyen pour convaincre les récalcitrants (audiences, menaces, promesses, sondages bidon) - fait adopter Nicolas Sarkozy en ce lundi de juillet où la France court après Bison futé, laisse un grand malaise.
La gauche, qui escomptait une victoire politique, et les gaullistes, comme Nicolas Dupont-Aignan, qui voyaient dans cette réforme un coup décisif porté l'héritage du général de Gaulle, sont amers d'être passés si près du succès. Le Président, lui, aura senti le vent du boulet et vu les limites de ses manœuvres.
Au parti socialiste, tous ceux qui rêvaient d'une VIe république peuvent se dire qu'ils s'en rapprochent, même si la discipline de parti leur dictait de voter non. A l'UMP, la centaine de députés qui voyait clairement les dangers de la réforme mais ne voulait pas courir le risque de se mettre à dos le Président, aurait sans doute préféré qu'elle ne passât pas.

La Constitution, une montre molle à la Dali
Les rancœurs vont rester : du parti socialiste à l'égard de Jack Lang et Jean-Michel Baylet – qui n'a rien d'autre désormais à faire que de basculer à droite - , des sarkozystes à l'égard de ceux qui ont voté non et, parmi ceux-ci, de ceux qui n'ont pas calé à l'égard de ceux qui se sont laissé circonvenir.
L'ambiguïté est aussi du côté des nouvelles institutions. La Ve République était une belle mécanique, comparable à ces montres suisses qu'affectionne, paraît-il, le Président. Elle est désormais une montre molle à la Salvador Dali.
Le Président, tout en se voyant conférer le pouvoir de s'adresser au Parlement à l'instar du grand frère Bush, ce qui semble le renforcer, a organisé la confusion de pouvoirs. S'il y garde sa position d'arbitre – à condition d'avoir une majorité - il perd, en affaiblissant le gouvernement, une partie de ses moyens d'action. Lui qui se plaignait que la France ne veuille pas bouger assez vite, n'a à présent pas fini de ramer.

Coïtus interruptus
L'Assemblée se voit doter de nouveaux pouvoirs, mais qu'en fera-t-elle, elle qui utilise si peu ceux qu'elle avait déjà ?
Ce n'est plus tout à fait la Ve République, ce n'est pas vraiment le retour à la IVe. On s'est rapproché de la Constitution américaine mais sans aller jusqu'au bout de la démarche, ce qui eut supposé de supprimer le premier ministre. Coïtus interruptus.
D'une façon générale, tout va devenir plus compliqué : le vote des lois, les nominations, les procédures judicaires. Moderniser, c'est ça.
Après ce vote, la France a la gueule de bois.
Il est probable qu'elle entre dans une période de grand malaise, celui de la horde primitive désemparée, que décrit Freud (1), où les frères viennent de tuer le Père (le général ! bien sûr), pire, ne l'ont fait qu'à moitié.
Il est probable aussi que Nicolas Sarkozy a perdu dans l'affaire ses dernières chances de réélection. Le quinquennat ne lui en laissait déjà pas beaucoup, interdisant au Président de se refaire une virginité par la cohabitation. Non seulement la réforme votée grille définitivement le premier ministre, nécessaire paratonnerre par temps d'orage, mais encore le Président qui voulait tant bouger la France sans rien respecter, même pas la Constitution, s'est ce faisant coupé les mains, comme un gosse qui vient de casser son jouet.

(1) Sigmund Freud, Totem et tabou, Payot.


A lire aussi sur le même sujet :
Il ne faut changer les lois que d'une main tremblante
Dupont-Aignan dénonce les pressions
Ce référendum d'initiative populaire que vous ne verrez jamais
Réforme des Institutions : tout le monde a perdu

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Nicolas Sarkozy a pris la mesure du casse-tête irlandais

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Le Président a dû faire profil bas à Dublin. En coulisse, deux pistes de sortie de crise sont imaginées par les diplomates.
Nicolas Sarkozy a pris la mesure du casse-tête irlandais
La courte victoire du Oui du congrès au projet de Constitution a éclipsé de l'actualité médiatique les difficultés rencontrées par la présidence française pour faire adopter le Traité simplifié. La balade irlandaise du Président Sarkozy lui a confirmé à quel point le dénouement de ce dossier allait mettre à l'épreuve sa patience, laquelle ne figure pas parmi ses qualités premières…
Sur place, le Président n'a pu qu'être frappé par les similitudes entre les non français et irlandais : d'un côté, les élites politiques, économiques, médiatiques et syndicales pour le oui, de l'autre le peuple qui vote non. Henri Guaino a ainsi noté que «si les dirigeants syndicaux avaient appelé à voter oui, les syndiqués, eux, avaient voté non». C'est le projet même de l'Union européenne telle qu'elle se fait qui est mis en cause. Bien entendu, les manifestants et les membres de la table ronde à laquelle a été convié le Président évoquaient des questions sectorielles comme celles de l'agriculture, des droits des salariés ou encore celle d'une fiscalité favorisant les implantations et la croissance et dont chacun se satisfait sur place. Mais les uns et les autres se retrouvent dans l'exigence de neutralité et d'indépendance, motivation importante dans un pays qui a éprouvé beaucoup de difficultés à sortir de la tutelle britannique.
Cet attachement à l'indépendance rejoint celui manifesté par beaucoup de petits pays de l'Union qui craignent d'être écrasés par la machine européenne. Sur place, le Président a dû faire profil bas, affirmant notamment qu'il n'avait pas dit ce qu'il avait dit («Les Irlandais devront revoter») puisque, comme l'a expliqué son conseiller Henri Guaino qui était du voyage, le cadre de ces déclarations supposées n'était pas public. (En fait, il n'était pas privé non plus puisqu'il s'agissait d'une réunion d'élus de l'UMP).

Mandelson conspué
Le Président a été impressionné par la vigueur de la détermination irlandaise et de l'attachement commun à la liberté et à l'indépendance manifesté par les partisans du non comme ceux du oui. Il a pu se réjouir de l'impopularité dont bénéficie en Irlande Peter Mandelson, qui, dans le passé, a été mandaté par les Anglais pour s'occuper de la question irlandaise, ce qui ne semble pas avoir laissé un bon souvenir. Les leaders français et irlandais ont d'ailleurs pu trouver, dans leur commune opposition à la proposition d'abaissement de 60 à 54 % des taxes douanières européennes sur les produits agricoles, matière à rapprochement. Cette détestation partagée du Commissaire britannique ne les aidera cependant que modestement à élaborer une solution dont personne ne perçoit encore les contours, ce qui explique l'invocation, quelque peu magique, du «temps» pour régler le différend irlandais. Le Président français semble pourtant avoir obtenu un engagement à signer le Traité de la part de la Pologne et de la République tchèque, ce qui lui permettra, en temps voulu, de faire pression sur les Irlandais pour qu'ils finissent par revoter. D'ici, là il faudra trouver un compromis, pour lequel il y a deux pistes :
- celle de l'accord au forceps, les Irlandais finissant, moyennant une déclaration liminaire leur apportant des garanties verbales, par signer le Traité ;
- celle d'un «accord à la danoise», l'Union acceptant dans ce cas que certaines dispositions du Traité ne s'appliquent pas à l'Irlande, comme cela avait été le cas pour le Royaume nordiste au moment du Traité de Maastricht.

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Obama au pays de Bambi

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!