Mot de passe oublié ? Enregistrez-vous
  • 1st Actu Maroc
  • 1st Actu Maroc
  • 1st Actu Maroc
Connexion

1st Actu Maroc
Advertisement

Nov 21
Accueil arrow Actualités
Actualités

Rock A CASA - 8 nouvelles vidéos live en ligne des Arkitekts

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
A l'occasion de la fête pour les 81 ans :-)) de Jeliro Vortex, l'éminent batteur des Arkitekts...
Rock A CASA - 8 nouvelles vidéos live en ligne des Arkitekts
A l'occasion de la fête pour les 81 ans :-)) de Jeliro Vortex, l'éminent batteur des Arkitekts, le groupe a joué deux sets en Appartement, devant le parterre d'invités de prestige dont Luna des Castafiore, Denis Bortek de Jad Wio, Lou Angel des War In The Bed ou encore Chrôme des Flyshoes..

Filmé à deux caméras et orchestré de main de maître par Sieur Steve G et Pierre P. , il en résulte 8 vidéos-clips maison truffés d'effets et de savant montage autour du trio des Arkitekts légèrement éméchés par un début de soirée arrosé - mais ça ne se voit pas, excepté en ce qui concerne le bassiste qui en toute occasion ne sirotte que des jus de fruits ou de l'eau plate, et qui pour le coup, est totalement à côté de la plaque, titubant entre sa basse et son synthé pour aligner 12000 notes à la seconde ! De toutes façons il est allemand et donc par cela même, irrécupérable...No comment.

Bref s'il ne devait rester qu'un témoignage du meilleur groupe inconnu du monde, ce serait celui là...mais je tiens à vous rassurer, The arkitekts composent toujours de nouveaux morceaux et vont rester au top et dans l'ombre encore pour de nombreuses années..

A 81 ans, Jeliro Vortex a encore de beaux jours devant lui, un concert spécial sera d'ailleurs organisé dans 9 ans exactement au profit des nonagénaires de la maison de Retraite de Bois d'Arcy, pour saluer tous ses copains de réfectoire édentés et danser jusqu'au bout de la nuit...

Avec The Arkitekts, les mamies ont une nouvelle jeunesse et ce ne sont pas les petits génies de 15 ans de War In The Bed qui vont nous la faire...c'est vrai quoi, on n'a pas idée d'être aussi doué à c't'age là, c'est limite indécent !! D'ailleurs je ne vous ferais pas la pub de leur premier Cd intitulé sobrement War In The Bed, sublime 6 titres, l'excellence n'a pas sa place dans la France Sarkozyste et on ne peut décemment pas espérer que les fans de la Star Ac y trouvent leur compte !

Je ne vous ferais pas non plus le coup de la pub pour mes photos, je vous rassure, ni pour les nouveaux titres que j'ai mis en place en solo sur un myspace dédié , les honneurs de cet article vont droit à MÔssieur Jeliro Vortex, droit au coeur, pour son joyeux anniversaire !

Voir les vidéos
http://www.dailymotion.com/davidlaw



Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

L'article le plus lu affiche 12 000 consultations.

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Le blog avait commencé sur une formule gratuite... Pour cette raison, les premiers articles reportés ne comportent pas de comptage. Je ne sais donc pas si l'article qui affiche 12 000 lectures est le plus vu. Parmi les articles dont les lectures sont comptés, ce chiffre de 12 000 ne pourra être dépassé qu'avec un "coup médiatique". En effet, cet article reste en tête sans sembler pouvoir être rattrapés par ceux qui affichent 7 ou 8 000 lectures. Les recherches (notamment sur google) qui aboutissent à cet article sont multiples et... diverses ! Les 100 000 consultations ont en outre été atteintes par le blog, sans aucune publicité ! A la seule force de la plume ! ...euh... du clavier.

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Amiral Gestion.

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Une équipe de gérants et d'analystes passionnés aux personnalités complémentaires. Voyez leur site, loin des grandes banques ou maison où on ne sait jamais qui fait quoi et pourquoi. Pour les petits investisseurs, Amral gestion a des titres qui vont dans votre PEA.
http://www.amiralgestion.fr/

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

L'AMF, elle aussi, sanctionne des Caisses du Groupe Caisse d'Epargne.

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Diverses Caisses du Groupe ont été sanstionnées par l'AMF, notamment pour un Titre subordonné remboursable souscrit par les clients. Ah, toutes nos années de jeunesse et d'études... le TSR ! Belle clause, la clause de subordination... Dure période pour la Caisse d'Epargne qui semble dopée. Dure période en général pour les Banques, la tête de FORTIS tombe, le titre Crédit Agricole a perdu 60 % en un an, La Société générae... n'en parlons pas, les pertes des subprimes sont nombreuses... Est-on à la fin d'un modèle ? http://www.lesechos.fr/patrimoine/banque/300275428.htm?xtor=RSS-2094

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Le contrat négociable vit encore. La preuve : on l'enterre régulièrement.

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Le train permet de lire des articles sur lesquels on ne s'attarderait pas et qui ne méritent pas d'être cités sauf sur le plan anecdotique (ce que je fais ici). Un lance "le droit financier n'a pas inventé le contrat négociable" et court s'abriter, sans le moindre argument (mais d'autres l'ont fait dans des thèses !), derrière le texte de notre collègue France DRUMMOND publié dans les mélanges offerts à F. TERRE. Grand éclat de rire ! La méthode est trop facile. Ce texte, quant à lui bien fait, que j'ai lu et relu, laisse le contrat négociable intact. D'abord parce que le contrat négociable est ainsi qualifié par la loi et qu'il n'appartient pas à la doctrine de disqualifier les qualifications légales pour... rien, sinon que quelques équilibres doctrinaux. Ensuite, ce contrat existe car rien n'interdit de stipuler une acte négociable (stipuler ce que j'ai appelé "la clause négociable") ce qui la plupart du temps ne vise pas qu'une simple créance ; c'est la raison fondamentale. Enfin, ce contrat démontre qu'il existe parce que la négociabilité conventionnelle, celle qui est la plus vitale, fait l'objet d'enterrements réguliers, environ deux par an depuis une dizaine d'années ; cela prouve, à chaque fois, que le précédent enterrement n'avait convaincu personne : à trop prouver, la doctrine majoritaire montre sa faiblesse en n'ayant jamais voulu étudier sérieusement ce formidable technique civiliste et commercialiste qu'on ne ravalera pas une situation de droit des biens. Plus les écrits en ce sens s'amassent, plus la preuve inverse est faite que le sujet est à point pour être sérieusement repris pour être fini d'être bâti (et cherchant son exact régime juridique) et non détruit. Cette crispation est le signe d'un vieux droit et d'une recherche qui trouve avant d'avoir cherché, ce qui pourrait finir par remettre en cause sa raison d'être.

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Assurance-vie : placement financier mais, encore et toujours, contrat au régime juridique subtil.

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
La faculté de rachat est un droit personnel ; un mandat spécial visant expressément l'exercice de cette faculté est nécessaire (Cass., 5 juin 2008). Au visa de l'article L. 132-21 du Code des assurances dans sa rédaction applicable en la cause, la Cour de cassation énonce que "la faculté de rachat d'un contrat d'assurance vie est un droit personnel du souscripteur qui ne peut être exercé par son mandataire qu'en vertu d'un mandat spécial prévoyant expressément cette faculté". Le mandat spécial est celui qui indique l'opération à faire (ici le rachat, pour tel contrat de telle entreprise d'assurance) et il y aura toute sécurité à indiquer le montant du rachat. L'art des juristes est d'être clair... et simple ! Fuyez les juristes que vous ne comprenez pas, ce sont des embrouilleurs, non des juristes !

Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Wegofunk Radio - La sélection 2008 par Mys35

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Wegofunk Radio - La sélection 2008 par Mys35
Nous avions un peu mis de côté la radio wegofunk, la voilà donc de retour avec quelques nouveautés de cette année 2008.
Tout comme l'année dernière, ce sera un mélange de tout ce qu'on aime ici : funk, soul, jazz, afro, latin & nu grooves !
Vous retrouverez toutes les informations sur les albums et artistes dans la rubrique adéquate.


Wegofunk, le magazine internet des musiques afrogrooves : funk,soul, jazz, latin, afro & nu grooves
Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Concert Soul Nation à Paris

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Beaucoup d’entre nous l’ignorent ; la scène soul française regorge de talents pour la plupart improbables et indescriptibles. Et si la soul française a ses fines fleurs, c’est bien sur le tremplin de la Soul Nation que tous ces prodiges aiment désormais se retrouver. Le temps d’une chanson, chaque artiste (débutant ou confirmé) vient déclamer son humeur, son humour et ses amours.
Concert Soul Nation à Paris

Nous sommes au club Med World (NDLR : la première édition a eu lieu à l'Opus café). L'ambiance comme le décor sont propices à l'écoute d'un seul genre musical : la soul. Chad Murray, Jaleenah Birland, Habib Kane, Swé, Larry Paul sans oublier les incontournables Sly Johnson et Oncle Ben… Au total, une trentaine d'artistes, de voix et de talents vont se passer le relais jusqu'au petit matin. Même si tous ont sans conteste des voix venues d'ailleurs, on ne peut s'empêcher de retenir quelques moments forts. A commencer par la performance de la belle gueule Larry Paul, tout de blanc vêtu, dont la simple apparition commencera à donner les premiers émois à un public féminin jusqu'alors encore un peu frileux. C'est sans doute l'entrée de Sly Johnson qui détendra définitivement l'atmosphère. Lui et son looper (séquencer) ont encore assuré le spectacle, construisant en live un morceau complet à l'aide de sa simple voix. Ce mec est un véritable tueur à gage et chacune de ses performances est à s'en arracher les cheveux.
Côté filles, il y a les jeunes pousses : Nage, Swé, Laurie Jam… toutes plus sensuelles et vocalement inspirées les unes que les autres. Mais c'est bien Sandra Nkaké que tout le monde semble considérer comme la maîtresse de maison. Toujours aussi généreuse et espiègle dans son chant comme dans son attitude. Le public semble définitivement réveillé, et sous le charme. Le charme, que l'on retrouve encore sous les traits de Stéphane Filay, seul derrière son piano. C'est un peu difficile à dire, mais il semble qu'à aucun moment de la soirée les applaudissements n'eut été aussi intenses. Une partie du public, presque d'instinct, se met à entonner un refrain « Love is a second chance », tandis que l'autre partie reste attentive, sans doute la gorge nouée. Toute la soirée se déroulera ainsi, entre douceur et énergie. Et quand on parle d'énergie, difficile de ne pas retenir la performance des deux chouchous, Oncle Ben et Rony. Quand on parle d'énergie, l'interprétation d'I heard it through the grapevine (Marvin Gaye) en fut une véritable décharge. La complicité entre ces deux bêtes de scène est tout simplement prodigieuse.

Et la complicité avec le public ? Elle aussi a alors atteint son sommet. Avec des voix comme celles-ci, tous sans aucune exception, gagneraient la Star Ac, Pop Star et la Nouvelle Star les doigts dans le nez. Mais ce serait prendre le risque de mettre de côté l'aspect le plus important qu'offre la Soul Nation : l'authenticité.

En savoir plus :
LIENS

www.myspace.com/soulnation
www.soulnation.fr

ARTICLES

Tous nos articles sur Soul Nation>>> ici

AGENDA

Les soirées et concert Soul Nation >>> voir les dates

Wegofunk, le magazine internet des musiques afrogrooves : funk,soul, jazz, latin, afro & nu grooves
Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Breakestra live à La Maroquinerie (Paris) le 2 juillet 2008

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Séquence live filmée par Monsieur Fouad.

Wegofunk, le magazine internet des musiques afrogrooves : funk,soul, jazz, latin, afro & nu grooves
Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

Breakestra au Festival Jazz de la Défense le 3 juillet 2008

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
Breakestra au Festival Jazz de la Défense le 3 juillet 2008
Le festival de jazz de la Défense* est un évènement. Une programmation éclectique et prestigieuse allant du jazz au funk en passant par la salsa et le reggae, permet chaque année à des milliers de personnes de “rudement“ bien commencer l'été. Et ce, en toute gratuité. Cette année, les deux principales têtes d'affiche n'étaient autres que Solomon Burke et Herbie Hancock. Rien que ça.
Parmi les autres groupes qui ont “rudement“ bien rythmé le festival, il y eu aussi Breakestra. Sans doute, le groupe les plus funky de la côte ouest des Etats-Unis. Emmené par leur leader et bassiste, Miles Tackett, le groupe est finalement rejoint par la délicieuse Choklate. Pendant deux bonnes heures, le combo enchaînera des tubes de leur propre répertoire ainsi que des reprises des plus gros tubes funky de l'histoire. Mister James Brown fut bien sûr honoré. Sans oublier Sly Stone (Thank you For Lettin Be Myself) ou Incredible Bongo Band et son cultissime Apache. Un live rondement bien mené, qui a aussi permis aux quelques experts du break dance présents dans le public, de faire une vraie démonstration -à l'ancienne- sur fond de funk. Autrement habillée, Choklate aurait sans doute pu en faire de même, tellement celle-ci semblait vouloir attraper au vol chacune des notes émises, de son très joli déhanchement…


(*NDLR : La Défense Jazz Festival)

En savoir plus :
LIENS

www.breakestra.com
www.myspace.com/breakestra
www.ubiquityrecords.com/breakestra.html

ARTICLE

Breakestra - Le groupe le plus funky de la côte ouest des États-unis ! lire l'article

Tous nos articles sur Breakestra >>> ici

DISCOGRAPHIE

2005 - Hit the Floor / Ubiquity
2002 - Deuces Up, Double Down / Stonesthrow
2001 - The Live Mix Part 2 / Stonesthrow


AGENDA

Breakestra en concert >>> voir les dates

Wegofunk, le magazine internet des musiques afrogrooves : funk,soul, jazz, latin, afro & nu grooves
Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 

La Blaxploitation : Une définition, un concept, un contexte (Part 1)

Version imprimable Suggérer par mail
Digg!

Del.icio.us!

Facebook!

Technorati!

StumbleUpon!
La Blaxploitation est un mot, mais quel mot ! Composé de l’articulation des mots black et exploitation, il prend tout son sens dans les années soixante-dix, en pleine période de contestation afro-américaine. La Blaxploitation (baptisée ainsi par la presse) est une industrie des noirs pour les noirs, visant à promouvoir le cinéma, la musique et la littérature. Alors que l’industrie du cinéma hollywoodien est soumise aux nouvelles attentes du petit écran, il doit également faire face au mécontentement de plus en plus prononcé du public noir, qui ne se reconnaît pas, et pour cause, dans les productions incolores qu’on lui propose. Le seul représentant de premier plan de l’époque, Sidney Poitier, n’apparaît que dans des rôles qui ne traduisent en rien les préoccupations et les difficultés sociales de la communauté. Le noir au cinéma, c’est encore et toujours le cireur de pompes ou à défaut, le gendre idéal, sans la moindre trace de vice, pouvant inquiéter l’opinion blanche américaine. “Devine qui vient dîner ce soir“ (1968).
Dans un 21ème siècle “égalitaire“ et “tolérant“, difficile d'imaginer qu'il y a à peine cinquante ans, personne n'envisageait pouvoir un jour, contempler un acteur noir au cinéma. Quant à l'industrie de la musique, elle n'avait alors pas connu de bouleversement majeur, puisque tout le business était fait par et pour les blancs. Ni James Brown, ni même Ray Charles n'avaient encore jeté de pavé dans la mare, en réussissant leur « crossover », touchant à la fois le public noir et le public blanc. Que de chemin parcouru donc, depuis les sixties, quand on sait à quel point, de Dr Dre à Jay-Z, en passant par Puff Daddy ou Kanye West, les noirs peuvent aujourd'hui peser sur l'industrie mondiale du disque. Plus encore ; au cinéma, Denzel Washington, Samuel L Jackson ou encore Jamie Foxx, pour la plupart récompensés lors de cérémonies prestigieuses, font partie des personnalités sur le nom desquels peut s'assurer le succès d'un film. Il aura fallu plus qu'un tour de magie noire.

Au commencement, un homme : Melvin Van Peebles
La Blaxploitation : Une définition, un concept, un contexte (Part 1)
Au commencement de l'aventure Blaxploitation, un homme. Acteur, cinéaste, réalisateur, compositeur, producteur, monteur, businessman : Melvin Van Peebles. Pour mieux situer le potentiel des Van Peebles, il faut citer le fils Mario, qui interprétera avec talent les rôles du détective Sonny Spoon et plus récemment de Malcom X dans le film “Ali“. Il débutera d'ailleurs sa carrière, dès l'âge de 14 ans, dans le film référence de son père, Sweet Sweetback Badasssss Song, avant de reprendre le rôle, quelques années plus tard. Né à Chicago en 1932, fils de teinturier, Melvin Van Peebles passe trois ans dans l'Air Force, avant de devenir le premier noir courtier en bourse de l'Histoire. Mais ses intérêts sont ailleurs. Il se passionne pour la peinture, la littérature et le cinéma. Après une succession de petits boulots (vendeur de vêtements ambulant à Chicago, peintre de portrait au Mexique, conducteur de tramway à San Francisco...), il réalise plusieurs courts-métrages, sans encore parvenir à rencontrer le succès. Sa carrière débute grâce à un séjour en France, où il travaille pour divers journaux, Hara Kiri et Le Figaro Littérature. Fort de cette expérience, il publie cinq romans et décide d'en adapter un à l'écran en 1968. “La permission“, titre de son premier long métrage, connaît un accueil chaleureux et reçoit même le “Prix de la Critique“ au festival de San Francisco. Il rentre alors aux USA et signe, deux ans plus tard, sa seconde contribution cinématographique, intitulée “Watermelon Man“. Une comédie anti-raciste réalisée pour Columbia et pour laquelle il sera payé 70.000 dollars. Une somme conséquente pour l'époque. Ce n'est qu'en 1971 que la carrière de Melvin prend une toute autre ampleur ; grâce à Sweet Sweet Badasssss Song, produit, réalisé et interprété uniquement par des noirs. La Blaxploitation est née.

Un film : Sweet Sweetback Badasssss Song
La Blaxploitation : Une définition, un concept, un contexte (Part 1)
Les studios Hollywoodiens, connaissent dès 1968, de grandes difficultés financières face à la hausse des coûts de production. De plus, confronté au désenchantement et à la désertification des salles par le public noir, les studios voient très vite en Melvin Van Peebles, la possibilité de combler un important manque à gagner. Melvin devra user de doigté pour protéger son travail. La solution, il l'a trouve tout simplement en présentant son projet, aux studios puritains, comme un film pornographique. Il fallait y penser ! C'est donc sans la pression des majors que le malin Melvin, réalisera le tout premier film indépendant de l'Histoire, réalisé pour et par des noirs. Ce film, il le veut rude, violent, sexy, expérimental, novateur, politique, poétique. Un film exutoire, qui canaliserait et transcenderait la frustration, cette colère latente des ghettos des grands centres urbains d'Amérique. Van Peebles utilise sciemment les sommes perçues lors de ses précédents films pour combattre le système. Belle manière de cracher dans la soupe… Difficile d'imaginer aujourd'hui, quel fut l'impact de Sweet Sweetback Badasssss Song aux Etats-Unis. Enorme succès public. D'abord montré dans une seule salle de Detroit, Sweetback bénéficie d'un bouche à oreille sans commune mesure et engrangera finalement plus de 10 millions de dollars. Pour un investissement de 500.000 dollars, dont une partie prêtée par Bill Cosby (+++ lire notre article).

Le synopsis. Un noir, répondant au doux nom de Sweetback (interprété par Melvin), se voit contraint, par la police de servir d'appât, pour arrêter un de ses amis, lui aussi noir. Lors de l'interpellation, Sweetback voit les deux flics blancs passer son ami à tabac. C'est l'engrenage. Sweetback tue les deux policiers et se lance dans une interminable cavale. L'histoire de ce hors-la-loi en fuite, qui tue des flics racistes et corrompus, se change en une métaphore du combat mené par les “ghettoïciens“. Le ghetto a tout de suite compris Sweetback. Le ghetto et Sweetback ne font qu'un ! Le film devient la référence de toute une génération. Phénomène que l'on ne reverra sans doute pas avant 1983 et la sortie de l'incontournable Scarface (Brian de Palma). Mais, si Scarface traite en fond, de la lutte contre les inégalités et du dépassement de ses propres origines, il reste une mystification et une glorification d'un truand. Si Scarface pose la question du « Jusqu'où doit-on aller pour réussir ? », Sweet Sweetback Badassss Song, pose quant à lui, la question du « Jusqu'où doit-on aller pour survivre ? ». Pas si étonnant qu'avoir vu ce film, devint alors une des conditions suprêmes pour l'intégration au sein des Blacks Panthers.

Le contenu politique, voire révolutionnaire du film, génèrera peur et hostilité à l'intérieur d'une industrie cinématographique contrôlée à 100% par des Blancs, tandis que le gouvernement de l'époque tentera de le faire interdire. Sans succès… Sans le vouloir, ce film victorieux se présentera comme une réponse implicite au film de Griffith, “La naissance d'une nation'', sorti plusieurs décennies plus tôt, faisant l'apologie du Ku Klux Klan et de la suprématie blanche. Une belle manière donc, de renvoyer Hollywood à ses vieux démons. Sans pour autant s'octroyer la paternité de la Blaxploitation. Sans même se considérer comme en appartenance avec le mouvement, Van Peebles n'en est pas moins le précurseur. Il fut le déclencheur, le carburant. L'or noir, celui grâce auquel, être noir et artiste talentueux n'est plus inconcevable. Et peut-être aussi, grâce auquel, ces deux notions sont désormais quasiment indissociables. Melvin Van Peebles a ouvert la voie à une kyrielle d'artistes plus talentueux les uns que les autres. Sans son implication et sa détermination, le monde ne connaîtrait sans doute ni le musculeux 50 cent, ni le talentueux Denzel Washington. Ni même l'immense Spike Lee… En un mot comme en cent, merci monsieur Van Peebles !

Au cœur du mouvement
Après le succès de Sweet Sweetback badassss Song, les majors s'empressent de signer des contrats avec des artistes noirs. Les productions s'enchaînent, avec ou sans le soutien des studios blancs, et ce, à un rythme effréné. Comme s'il fallait vite combler l'immense retard. C'est certainement ce qui participera à faire de la Blaxploitation un mouvement éphémère, rapidement essoufflé au bout d'une dizaine d'années à peine. Dix années durant lesquelles, apparaissent une pléiade de séries TV et de séries cinés, telles que les inoubliables Foxy Brown ou Shaft, récemment réadapté et interprété par Samuel L Jackson. Les productions sont alors plus politiquement correctes que celles de Melvin Van Peebles, pour qui le sexe et la violence étaient au cœur des représentations. En effet, si Sweetback peut se traduire littéralement par la définition sulfureuse de “coup de rein magique“, Badasssss signifie en terme argotique “c'est du lourd“ (un terme repris en cœur dans les ghettos, comme une forme ultime de compliment). Ceci admis, il n'en ressort pas moins que les productions, aux allures relativement plus timorées, que sont Shaft ou Foxy Brown, furent des succès et contribuèrent, tout autant, à propulser les noirs sur le devant de la scène. Car, si pour beaucoup, la Blaxploitation ne représente qu'une succession de productions de série B, pour d'autres, elle est à juste titre, le commencement d'une reconnaissance du talent afro-américain. C'est toute une culture qui se voit décomplexée. Les acteurs immortalisent désormais, sans pudeur, des rôles de flics ou de voyous (souvent les deux mêlés) tape-à-l'oeil, enfin maîtres de leur destin, usant de toutes leur armes : charme, sexe et brutalité.

Les films, bien avant l'heure, sont savamment construits comme des morceaux de rap : plans ultra serrés, mouvements de caméra improbables, montages épileptiques. Le tout accompagné de bandes sons soul et funky, propres à l'univers Blaxploitation. Car, on ne peut pas parler de ce mouvement, sans prendre en compte l'étendue de la contribution sonore. Une contribution sonore qui, reconnaissons-le, a pu sauver du naufrage bon nombre de productions, parfois médiocres. Isaac Hayes, Curtis Mayfield, Roy Ayers, James Brown, Stevie Wonder, Marvin Gaye, Quincy Jones, Edwin Starr, Booker. T, Gil-Scott Heron, Earth Wind and Fire, tous ont mis la main à la pâte.

Blaxploitation Mix par Tibolano en écoute +++

En savoir plus :
LIENS

www.blaxploitation.com
foxybronx.free.fr

ARTICLES

Tous nos articles sur la Blaxploitation >>> ici

Dossier Blaxploitation +++

AGENDA

Soirées Blaxploitation >>> voir les dates

Wegofunk, le magazine internet des musiques afrogrooves : funk,soul, jazz, latin, afro & nu grooves
Tags:
Clickez pour ajouter vos tags...,
Article Intégral
 
<< Début < Précédente 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Suivante > Fin >>

Résultats 65 - 80 sur 2288
  • 1st Actu