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Visite surprise de Kouchner en Irak
Visite surprise de Kouchner en Irak |
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Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, est arrivé samedi à Nasiriyah (sud), pour une visite surprise de 48 heures en Irak, a-t-on appris de source diplomatique locale.
La venue en Irak de M. Kouchner a également été annoncée par son ministère à Paris. Arrivé vers 11H00 (08H00 GMT) en provenance d'Amman, M. Kouchner est venu à Nasiriyah (350 km au sud de Bagdad) rendre visite au vice-président irakien Adel Abdel Mahdi, a indiqué la source diplomatique, qui a requis l'anonymat. Il y visitera l'université de la ville, où se déroule une conférence d'investisseurs, et s'entretiendra avec M. Mahdi, avant de se rendre à Bagdad. M. Mahdi, un chiite qui a longtemps vécu en exil en France et parle parfaitement français, est un interlocuteur privilégié de Paris. Il est l'un des leaders du Conseil suprême islamique irakien (CSII), formation chiite modérée au pouvoir. Au cours de son séjour, le ministre français devrait notamment rencontrer M. Talabani, le Premier ministre Nouri Al-Maliki, et son homologue Hoshyar Zeybari. Il passera la nuit dans la capitale irakienne, et se rendra dimanche à Erbil, capitale du Kurdistan autonome dans le nord de l'Irak (350 km au nord de la capitale), pour y ouvrir officiellement un "bureau d'ambassade". La France, qui dispose déjà d'une ambassade à Bagdad, avait annoncé depuis plusieurs mois son intention d'ouvrir deux nouvelles représentations diplomatiques en Irak : à Erbil, ainsi que dans le grand port pétrolier de Bassorah (à 550 km au sud de Bagdad). Il s'agit de la seconde visite en Irak de M. Kouchner en tant que ministre des Affaires étrangères. Le chef de la diplomatie française s'était rendu à Bagdad en août 2007, pour la première visite d'un membre du gouvernement français depuis l'invasion du pays par les forces américaines en 2003, à laquelle la France, sous la présidence de Jacques Chirac, s'était fermement opposée. A cette occasion, M. Kouchner avait indiqué qu'il reviendrait en Irak, à une date indéterminée. Paris s'était alors posé en "médiateur" dans le conflit irakien. Peu après son déplacement, M. Kouchner avait cependant dû s'excuser auprès du Premier ministre Maliki après avoir souhaité sa démission dans un entretien avec l'hebdomadaire américain Newsweek. Cette polémique avait contribué à brouiller la volonté de Paris d'ouvrir une nouvelle étape dans ses relations avec l'Irak. La visite de M. Kouchner intervient deux jours après la tenue en Suède d'une conférence internationale sur l'Irak, dite "de suivi du Contrat international d'objectifs pour l'Irak (ICI)". Les participants à cette rencontre ont accordé un satisfecit global au gouvernement de M. Maliki, soulignant ses "succès remarquables" et les progrès accomplis ces derniers mois. M. Kouchner est arrivé en provenance de Jordanie, où il avait affirmé vendredi que la France était prête à accueillir des réfugiés irakiens, "dont des chrétiens" qui souffrent particulièrement, évoquant le chiffre de 500 "dans un premier temps". Alter Info
l'Information Alternative : 06/01/2008 |
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